Piloter un drone à Montréal, c'est plus compliqué qu'ailleurs au Québec. L'île est truffée de zones d'espace aérien contrôlé à cause de la proximité des aéroports Montréal-Trudeau et Saint-Hubert, des héliports hospitaliers et des zones densément peuplées. Cet article décompose les zones vol drone Montréal par arrondissement pour que vous sachiez ce qui est permis, restreint ou interdit avant de planifier un tournage.
Les 3 types de zones à connaître
Transports Canada catégorise les zones selon trois niveaux :
- Espace aérien non contrôlé (Classe G) : vol possible sans autorisation préalable avec un certificat de pilote de base.
- Espace aérien contrôlé (Classe C, D, E) : une autorisation NAV Canada (RPAS Wilco) est obligatoire avant chaque vol.
- Zones restreintes ou interdites : vol impossible sauf permis spécial (proximité d'aéroports, bases militaires, parcs nationaux).
Pour toute opération commerciale, un certificat avancé est obligatoire, peu importe la zone.
Les arrondissements majoritairement en zone contrôlée
Ville-Marie (centre-ville)
Entièrement en espace aérien contrôlé à cause de la densité de population, des héliports (CHUM, Hôpital général juif à proximité) et de la hauteur des bâtiments. Vol possible mais nécessite une autorisation NAV Canada avec justification commerciale claire. Les Vieux-Montréal et les abords du port imposent aussi des restrictions supplémentaires liées aux événements publics fréquents.
Saint-Laurent et Ahuntsic-Cartierville
Situés en partie dans le corridor d'approche de l'aéroport Trudeau. Les zones à moins de 5,5 km de la piste sont en espace très contrôlé. Une autorisation NAV Canada est systématiquement requise et elle peut être refusée selon la trajectoire des avions au moment prévu du tournage.
Dorval, Lachine, LaSalle
Les arrondissements adjacents à l'aéroport Trudeau ont le plus de restrictions de toute l'île. Les vols sous 120 mètres sont possibles mais demandent une coordination active avec la tour de contrôle. Pour un tournage commercial, prévoir 3 à 7 jours ouvrables entre la demande d'autorisation et le vol réel.
Saint-Hubert et certaines parties de Longueuil
Zone sensible à cause de l'aéroport Saint-Hubert, qui accueille autant d'aviation privée que commerciale. La piste est orientée nord-sud, donc les arrondissements situés dans l'axe doivent systématiquement demander une autorisation.
Les arrondissements plus faciles pour le drone
Rosemont–La Petite-Patrie, Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension
Ces arrondissements sont en espace aérien non contrôlé à certaines altitudes. Un vol commercial à moins de 90 mètres y est généralement possible sans autorisation NAV Canada préalable, mais avec respect strict des règles de base : pas de vol au-dessus de foules, pas de vol à moins de 30 mètres latéraux d'une personne, pas de vol la nuit sans certification additionnelle.
Mercier–Hochelaga-Maisonneuve, Pointe-aux-Trembles
L'est de l'île est plus accessible pour le drone commercial. Les chantiers industriels et résidentiels y sont nombreux, et les approches d'aéroport ne traversent généralement pas ces zones.
Anjou, Saint-Léonard, Montréal-Nord
Espaces aériens relativement ouverts, sous réserve de respecter les règles de base. C'est dans ces arrondissements que nous tournons le plus fréquemment pour des projets de paysagement et de construction résidentielle.
Les zones toujours restreintes, peu importe l'arrondissement
Certains lieux sont restreints ou interdits peu importe où vous êtes à Montréal :
- À moins de 5,5 km d'un aéroport (Trudeau, Saint-Hubert, aérodromes privés)
- À moins de 1,85 km d'un héliport (CHUM, Sainte-Justine, Institut de cardiologie, Jean-Talon, etc.)
- Au-dessus des foules ou des événements publics
- Au-dessus des propriétés fédérales sensibles (postes de la GRC, palais de justice fédéraux)
- Dans le parc du Mont-Royal (règlement municipal spécifique en plus du fédéral)
- Lors des opérations d'urgence (incendie, sauvetage, enquête policière)
Comment savoir en 30 secondes si votre site est autorisé
L'application officielle NAV Drone de NAV Canada est le premier réflexe. Vous entrez une adresse, l'app vous indique immédiatement la zone aérienne, les restrictions en vigueur et si une autorisation est nécessaire. C'est gratuit et c'est la référence légale.
Chez PixelSkies, on fait cette vérification systématiquement avant chaque soumission. Si votre site est en zone contrôlée, on calcule le délai d'autorisation et on ajuste le calendrier de tournage. Si c'est en zone interdite sans exception, on vous le dit honnêtement au lieu de perdre votre temps.
Les amendes en cas de vol illégal
Les sanctions à Montréal pour un vol de drone illégal ne sont pas anecdotiques :
- Vol sans certificat de pilote : 1 000 $ pour un particulier, 5 000 $ pour une entreprise.
- Vol en espace contrôlé sans autorisation : jusqu'à 3 000 $ pour un particulier, 15 000 $ pour une entreprise.
- Vol au-dessus d'une foule ou d'un événement sans permis : jusqu'à 5 000 $ / 25 000 $.
- Vol qui met en danger la sécurité aérienne : mise en accusation criminelle possible.
Si vous engagez un vidéaste drone non certifié et qu'il reçoit une amende pendant qu'il filme pour votre entreprise, cette amende peut être appliquée à votre entreprise si vous avez commandité le vol.
Comment on gère ça chez PixelSkies
Pour chaque projet de tournage drone à Montréal, on suit ce processus :
- Vérification NAV Drone à partir de l'adresse du projet
- Analyse des héliports et aéroports dans un rayon de 5,5 km
- Demande d'autorisation NAV Canada si nécessaire
- Vérification météo 48h avant le vol
- Briefing sécurité avec le client sur place avant décollage
- Vol avec supervision visuelle continue et respect strict des altitudes
Cette rigueur n'est pas facultative. C'est ce qui permet à nos clients de publier leur contenu sans inquiétude, sachant que leur vidéo n'est pas une bombe à retardement juridique. Pour lancer un projet drone sur Montréal, contactez-nous avec l'adresse du site et nous vous dirons en 24 h si le vol est possible et dans quel délai.
